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La Liberté de la femme, on en parle ?

9 novembre 2017

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Cela fait un moment que j’observe certaines choses dans notre société qui me hérissent le poil. Et l’autre soir je lisais le très intéressant article d’Emilie sur le fait d’être une working-mum. Elle y décrivait les critiques ou questions indiscrètes dont elle faisait l’objet alors qu’elle travaille et a un enfant en bas-âge. Parallèlement, un commentaire sous son article a corroboré ce que j’avais déjà remarqué. Une de ses lectrices expliquait qu’à l’inverse d’Emilie, elle avait arrêté de travailler à la naissance de son enfant pour s’en occuper et qu’elle aussi se faisait critiquer pour cette raison.

En gros, l’une se fait critiquer parce qu’elle travaille, l’autre parce qu’elle ne travaille pas. On conseille à l’une de partir en vacances sans son enfant, mais gageons que les mères qui le font se font critiquer au motif d’abandon.

 

Ce qui m’amène à la réflexion suivante : quoi que nous fassions, nous sommes toujours critiquées.

 

Pire encore, à travers ces critiques permanentes, la société cherche toujours à contrôler les femmes, et à les faire culpabiliser si elles ne rentrent pas dans le nouveau moule que l’on a confectionné pour elles.

 

En dépit de ce qu’on tente de nous faire croire, la femme est soumise à une pression constante de la société, qui la veut parfaite. Mais la perfection est une notion tout à fait subjective. Outre le fait que rares sont les gens parfaits, qui peut prétendre se permettre de juger les autres et de leur dicter leurs comportements, goûts ou choix ?

Si j’ai envie d’être femme au foyer alors que j’ai de hauts diplômes, ça regarde qui ? Si j’ai envie de passer 50 heures au boulot et ne pas faire d’enfants, ça regarde qui ? Si j’ai envie de prendre 10kgs ça regarde qui ? Si j’ai envie de perdre 10kgs, ça regarde qui ? (on a compris que certaines de ces décisions concernent le conjoint, mais même là, la discussion et l’échange doivent se faire avec son conjoint, pas sous le jugement d’étrangers au couple).

 

La femme doit reconquérir sa liberté de choix et se sentir libre de tout jugement des autres.

 

Les critiques sont sans limites.

 

Tu es grosse, on te critique

Tu es maigre, on te critique

Tu es blonde, on te critique

Tu es brune, on te critique

Tu es rousse, comment ça t’as pas honte ?

Tu travailles, tu es une mauvaise mère

Tu ne travailles pas, tu es une feignasse

Tu as fait des études, tu te la pètes

Tu n’as pas fait d’études, tu es ignare

Tu sors beaucoup, t’es dépravée

Tu ne sors pas, tu es chiante

Tu veux te marier, tu es archaïque

Tu ne veux pas te marier, tu es une cavaleuse

Tu es du matin, quelle idée !

Tu es du soir, tu vis à l’inverse des autres

Tu manges bio, t’es une fanatique

Tu manges de la viande, tu es une tortionnaire

Tu blogues, tu veux te faire du fric facile

Tu passes ta vie sur les réseaux sociaux, tu es accro

Tu n’as pas facebook ni twitter, t’es asociale

Tu n’as pas d’enfants, tu es égoïste

Tu as plus de deux enfants, tu es une lapine accro au sexe. La contraception, tu connais ?

Tu mets des pantalons, t’es pas féminine

Tu mets une minijupe, t’es une pute

Tu conduis, femme au volant…

Tu conduis pas, t’es une assistée

 

Et la liste est longue.

 

Tout le monde semble vouloir entrer dans l’intimité des autres et donner son avis sur des choses qui ne les regardent absolument pas.

Certaines femmes se sentent empêchées d’être elles-mêmes. Elles culpabilisent quoi qu’elles fassent. Elles ne peuvent pas s’épanouir parce qu’elles sont toujours rabaissées dans leur capacité à faire le BON choix.

Mais il n’y a pas UN bon choix. Il y a autant de BONS choix que de personnes, de personnalités. Et seule la personne concernée SAIT ce qui est bon pour elle.

Si une femme a envie d’avoir 5 enfants, pourquoi la critiquer ? Si elle a envie d’élever ses enfants sans travailler, pourquoi la juger ?

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Il me semble que le combat pour la liberté de la femme a pour but de la laisser LIBRE DE SES CHOIX. Pas de lui dicter de nouvelles normes au gré de chaque personne qu’elle croise.

 

Nous sommes passées de la contrainte d’être soumise à son père et son mari à la contrainte d’être soumise à la volonté de purs étrangers ou même de certains proches.

 

Ce n’est pas la Liberté telle que je la conçois. Et je ne pense pas que ce soit la Liberté telle que la concevaient toutes ces femmes qui se sont battues pour que nous soyons libérées du joug de la société patriarcale.

Quand Simone Veil s’est battue pour que la femme dispose librement de son corps en légalisant l’IVG, ce n’est certainement pas pour que la femme soit obligée de ne mettre au monde qu’un seul enfant, ou deux.

Toutes ces femmes qui se sont battues pour notre émancipation, ne l’ont pas fait pour que nous passions de la tutelle de nos pères à celle de la société.

 

Certaines féministes que je qualifierai d’extrémistes ne conçoivent pas qu’une femme n’ait pas envie d’être le double d’un homme. Etre l’égale des hommes, ce n’est pas en devenir un.

La femme doit conserver, et son libre arbitre, et sa liberté de choix, et ce, dans tous les domaines. Personne ne doit lui dicter ses volontés.

Et construire sa vie en fonction des diktats des autres ne peut pas mener à l’épanouissement. Cela ne peut mener qu’à la frustration.

Il ne faut pas tomber dans l’excès inverse.

 

Vous l’aurez compris, quoi que vous fassiez, actuellement, les mentalités ne sont pas encore totalement ouvertes. Il reste encore du chemin à faire. Mais ne nous décourageons pas et ne nous laissons pas mener par le bout du nez par les autres.

 

Restons libres de nos choix de vie.

 

Ne nous laissons pas intimider par les critiques. Ne les redoutons pas.

 

En conclusion, j’ai envie de vous dire : tant que ça reste légal, faites ce que vous voulez, soyez qui vous voulez, parce que quoi que vous fassiez, vous serez critiquées.

 

Ne culpabilisez pas. Pensez à vous. Soyez vous-mêmes.

 

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  • Reply
    Emilie Del (La Minute d'Emy)
    9 novembre 2017 at 22 h 17 min

    Bravo pour ton article et merci de m’avoir cité 🙂 Tu as tout dit !

    • Reply
      Chroniques littéraires
      9 novembre 2017 at 22 h 39 min

      Merci 😀

  • Reply
    Zofia
    21 novembre 2017 at 9 h 38 min

    Ta liste est absolument terrible et d’une cruelle réalité… quoique nous fassions, ce n’est jamais assez bien pour la société, le chemin est encore très long et le combat, quotidien… Le pire, ce sont les critiques, les remarques ou les articles qui caricaturent les femmes et qui viennent de la part de femmes ! ça, c’est vraiment écœurant !

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